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Les joueurs iraniens ont leur visa US. 14 de leurs officiels non.

Les joueurs iraniens ont leur visa US. 14 de leurs officiels non.

Samedi 6 juin 2026, l'équipe iranienne de football a décollé d'Antalya, Turquie, en direction de Tijuana, Mexique, son camp de base pour le Mondial. Tous les joueurs ont leurs visas américains. Sel...

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TL;DR: **Samedi 6 juin 2026, l'équipe iranienne de football a décollé d'Antalya, Turquie, en direction de Tijuana, Mexique, son camp de base pour le Mondial. **Tous les joueurs ont leurs visas américains**. Selon les officiels américains cités par l'AP et ABC News, **14 membres du staff iranien — y compris le secrétaire général de la Fédération Hedayat Mombeini et le vice-président Mehdi Mohammad Nabi — n'ont pas reçu de visa américain** avant les trois matchs du groupe à Los Angeles et Seattle. La Fédération iranienne de football a qualifié cela de « comportement vindicatif ». Le Secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré que les athlètes et le staff de soutien sont les bienvenus, mais que la délégation sera surveillée pour tout lien avec le Corps des Gardiens de la Révolution. C'est la **deuxième crise de visa du Mondial 2026** pour l'Iran après celle de décembre 2025 — quand le pays a boycotté le tirage au sort à Washington faute de visas pour sa délégation. L'équipe va au Mondial. Sa fédération, pas vraiment.**

La version courte

Samedi 6 juin 2026, l’équipe iranienne de football a décollé d’Antalya, Turquie, en direction de Tijuana, Mexique, son camp de base pour le Mondial. Tous les joueurs ont leurs visas américains. Selon les officiels américains cités par l’AP et ABC News, 14 membres du staff iranien — y compris le secrétaire général de la Fédération Hedayat Mombeini et le vice-président Mehdi Mohammad Nabi — n’ont pas reçu de visa américain avant les trois matchs du groupe à Los Angeles et Seattle. La Fédération iranienne de football a qualifié cela de « comportement vindicatif ». Le Secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que les athlètes et le staff de soutien sont les bienvenus, mais que la délégation sera surveillée pour tout lien avec le Corps des Gardiens de la Révolution. C’est la deuxième crise de visa du Mondial 2026 pour l’Iran après celle de décembre 2025 — quand le pays a boycotté le tirage au sort à Washington faute de visas pour sa délégation. L’équipe va au Mondial. Sa fédération, pas vraiment.


Le samedi où la Fédération iranienne de football a perdu 14 des siens

Samedi 6 juin 2026, en milieu d’après-midi. L’hôtel luxueux Mardan Palace à Antalya, Turquie. L’équipe nationale iranienne de football quitte sa base d’entraînement de pré-tournoi pour Tijuana, Mexique. Les joueurs portent des blazers bleus sur des t-shirts blancs. Tous ont leurs visas américains — un fait confirmé par un officiel américain à ABC News vendredi soir. Ils s’apprêtent à jouer trois matchs de phase de poules sur le sol américain, à Los Angeles et Seattle, dans les semaines qui suivent.

Mais ils ne voyagent pas seuls vers une situation simple.

Selon la télévision d’État iranienne et confirmé indépendamment par ESPN et l’Associated Press via The Hill, 14 membres de l’entourage de la délégation iranienne — staff et officiels — n’ont pas reçu de visa américain avant ces matchs. Parmi eux : Hedayat Mombeini, secrétaire général de la Fédération iranienne de football, et Mehdi Mohammad Nabi, vice-président. Le sort du président de la Fédération, Mehdi Taj, restait incertain en fin de journée samedi.

Les officiels privés de visa devaient initialement voyager vers Mexico avec l’équipe, pendant que les efforts pour obtenir leurs visas continuaient, selon l’agence Tasnim citée par l’AP.

La Fédération iranienne a qualifié les refus de « comportement vindicatif ». C’est le langage diplomatique le plus dur entendu d’un pays participant au Mondial dans la fenêtre pré-tournoi.

Ce qui s’est passé exactement

Le récit américain et le récit iranien convergent sur le périmètre des refus, mais divergent sur la lecture.

Le récit américain (deux officiels parlant sous couvert d’anonymat à l’AP et à ABC News) :

  • Les joueurs, entraîneurs, préparateurs physiques et certains membres du staff de soutien ont reçu leurs visas
  • Certains candidats affiliés à l’équipe ont été refusés pour avoir demandé leur visa « sous de faux prétextes » — selon un troisième officiel américain également anonyme
  • Marco Rubio, Secrétaire d’État, a déclaré mardi devant un sous-comité des Crédits de la Chambre : « Nous n’avons pas de problème avec les athlètes, comme nous l’avons dit plus tôt, ou leur staff de soutien »
  • Rubio a ajouté que la délégation iranienne sera surveillée de près pour tout membre ayant des liens avec le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC)

Le récit iranien (télévision d’État + agence Tasnim + porte-parole de la Fédération) :

  • 14 « membres clés » du staff managérial et administratif ont été refusés
  • La Fédération qualifie cela de « comportement vindicatif »
  • Les officiels sans visa voyagent quand même vers Mexico, en attendant des efforts ultérieurs

Ces deux récits ne sont pas contradictoires sur les faits. Ils sont contradictoires sur l’interprétation : les Américains classent les refus comme une question de vérification individuelle ; les Iraniens les classent comme une décision politique collective.

Le décret de Trump et son exception sportive

Le contexte juridique est l’ordre exécutif que le président Donald Trump a signé en juin 2025, établissant des restrictions de voyage pour les citoyens de 12 pays — l’Iran inclus, ainsi qu’Haïti, autre nation qualifiée pour le Mondial 2026.

Cet ordre contient une exception sportive explicite. Comme l’a noté l’agence d’information CNN reprise par AOL : l’exception couvre « tout athlète ou membre d’une équipe athlétique, y compris les entraîneurs, les personnes effectuant un rôle de soutien nécessaire, et les proches immédiats, voyageant pour la Coupe du Monde, les Jeux Olympiques, ou tout autre événement sportif majeur déterminé par le Secrétaire d’État ».

Le point de friction est dans la définition de « rôle de soutien nécessaire ». Les joueurs, entraîneurs et préparateurs physiques relèvent clairement de l’exception. Les officiels administratifs et politiques de la Fédération — secrétaire général, vice-président, président — sont une catégorie plus discutable. Les autorités américaines ont apparemment décidé que certains de ces officiels ne relèvent pas de l’exception sportive.

C’est cette interprétation que la Fédération iranienne conteste.

iran visa crisis 01

La première crise de visa : le tirage du Mondial en décembre 2025

Cette deuxième crise de visa n’est pas la première de l’Iran dans le cycle 2026. Le 5 décembre 2025, le Mondial 2026 a tenu son tirage final au Kennedy Center à Washington, D.C.. La Fédération iranienne a annoncé un boycott parce que les États-Unis avaient refusé les visas à plusieurs membres de sa délégation prévue.

D’après Gulf News, Goal.com et AOL/AP à l’époque :

  • Seulement 4 membres de la délégation iranienne se sont vu accorder des visas pour le tirage
  • Parmi eux : le sélectionneur de l’équipe masculine Amir Ghalenoei
  • Le président de la Fédération Mehdi Taj a vu son visa refusé pour le tirage
  • Taj est également vice-président de la Confédération asiatique de football et siège dans deux comités FIFA supervisant la Coupe du Monde
  • La FIFA a un cadre de gouvernance pour la participation des équipes nationales au Mondial qui dépend en théorie de la coordination entre les pays hôtes et les fédérations participantes

Le porte-parole de la Fédération iranienne, Amir-Mahdi Alavi, avait alors décrit la décision américaine comme « non sportive ». La Fédération avait formellement informé la FIFA et son président Gianni Infantino. La FIFA avait promis de regarder le dossier en urgence. Aucune intervention publique ne s’est suivie.

Cette première crise a établi un précédent. La crise actuelle des visas pour la phase de poules en est la suite logique — et plus lourde de conséquences, puisque cette fois ce sont les matchs eux-mêmes qui sont en jeu, pas une cérémonie.

La logistique : comment l’Iran va opérer sans ses dirigeants

Pratiquement, les implications sont à plusieurs niveaux.

Sur le terrain : les joueurs ont leurs visas. Le sélectionneur Amir Ghalenoei a son visa. Les entraîneurs adjoints, préparateurs physiques et personnel médical essentiel ont leurs visas. La performance sportive de l’Iran ne sera pas directement entravée par la crise des visas.

Hors du terrain : les fonctions administratives et politiques de la Fédération — relations avec la FIFA, gestion des accréditations, communication officielle, négociation des arrangements de logistique — seront restreintes pendant les matchs aux États-Unis. Les responsables fédéraux normalement présents pour ces fonctions devront opérer à distance depuis Tijuana ou Mexico.

Dans la zone diplomatique : la Fédération iranienne a publiquement protesté la décision américaine. La FIFA a été informée. Aucune intervention publique de FIFA n’a été annoncée à la date du 6 juin. La situation reste fluide.

Pour les supporters iraniens : les fans détenant des passeports iraniens font face à leurs propres restrictions de voyage selon l’ordre exécutif Trump. La présence iranienne dans les tribunes à LA et Seattle sera vraisemblablement limitée à la diaspora iranienne déjà aux États-Unis et aux supporters voyageant via des passeports tiers.

Le schéma : Afrique du Sud, puis Iran

C’est la deuxième crise pré-tournoi liée aux visas que nous voyons en deux semaines. La première a touché l’Afrique du Sud, dont le départ vers le Mexique a été retardé de 24 heures le 31 mai en raison de problèmes de visas mexicains. Ce retard a été qualifié par le ministre des Sports sud-africain Gayton McKenzie de « embarrassant et grossièrement injuste ».

Les deux situations ont des points communs :

  • Toutes deux impliquent un Mondial hôte (Mexique dans le cas sud-africain, États-Unis dans le cas iranien)
  • Toutes deux concernent des questions de visa pour le staff/officiels plutôt que pour les joueurs
  • Toutes deux ont produit du langage diplomatique inhabituellement net de la part des pays affectés
  • Toutes deux ont attiré l’attention internationale juste avant le coup d’envoi

Les différences :

  • L’Afrique du Sud a été retardée 24 heures puis a obtenu des visas et est partie ; l’Iran fait face à un refus persistant
  • L’incident sud-africain a été résolu rapidement ; l’incident iranien s’inscrit dans une trame politique plus large entre les deux pays
  • L’Afrique du Sud impliquait des visas mexicains administratifs ; l’Iran implique des visas américains liés à l’ordre exécutif Trump sur 12 pays

Lire le récit complet de la crise sud-africaine pour le contexte de cette série de perturbations pré-tournoi.

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Ce que Rubio a dit, ce que la Fédération iranienne a dit

Sur les déclarations publiques, voici la lecture côté à côté.

Marco Rubio, Secrétaire d’État américain, mardi 2 juin lors d’une audience devant un sous-comité de la Chambre :

« Nous n’avons pas de problème avec les athlètes, comme nous l’avons dit plus tôt, ou leur staff de soutien. »

Rubio a aussi indiqué que la délégation iranienne serait surveillée pour tout membre ayant des liens avec le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC) — l’organisation militaire iranienne désignée comme entité terroriste étrangère par les États-Unis depuis 2019.

Amir-Mahdi Alavi, porte-parole de la Fédération iranienne, dans des déclarations relayées par la télévision d’État iranienne et l’agence Tasnim :

« Comportement vindicatif. »

La Fédération iranienne a également indiqué que la FIFA a été formellement informée et urgée d’intervenir.

Le silence de FIFA est notable. À la date du 6 juin, l’organisation n’avait pas publié de déclaration officielle sur les refus de visa iraniens — malgré son rôle de gouvernance théorique sur la participation des équipes au Mondial.

Le calendrier de l’Iran et ce qui va suivre

D’après nos vérifications multi-sources sur la programmation :

  • Trois matchs de phase de poules de l’Iran auront lieu aux États-Unis (per AP/ESPN)
  • Los Angeles et Seattle sont confirmés comme deux des villes hôtes (per AP/ESPN/The Hill)
  • La troisième ville hôte américaine n’a pas été directement spécifiée dans les sources de cette semaine
  • L’équipe s’entraînera à Tijuana, Mexique, à la fois entre les matchs et avant le tournoi
  • L’Iran avait déjà déplacé son camp de base de Tucson, Arizona à Tijuana plus tôt cette année, citant des préoccupations de visa et de traitement administratif (per NPR/NBC)

Le déplacement vers Tijuana était lui-même une réponse aux complications visa anticipées. La crise actuelle confirme que cette anticipation était justifiée.

Ce que cet article ne sait pas

Dans l’esprit d’être direct sur les limites de la couverture pré-tournoi :

  • Cet article ne sait pas si certains des 14 officiels iraniens encore sans visa pourront en obtenir un avant les matchs
  • Cet article ne sait pas la troisième ville américaine hôte exacte des matchs iraniens
  • Cet article ne sait pas quel sera le résultat opérationnel précis pour la Fédération iranienne sans ses dirigeants administratifs présents
  • Cet article ne sait pas si la FIFA va intervenir publiquement ou rester silencieuse
  • Cet article ne sait pas si la rhétorique « comportement vindicatif » s’intensifiera ou se calmera dans les jours à venir
  • Cet article ne sait pas quels seront les détails personnels des 14 officiels affectés — l’information publiquement disponible se limite aux deux noms confirmés (Mombeini, Nabi) et au statut incertain de Taj

Ce qu’il vous dit, multi-sources vérifié : la délégation iranienne est en route vers le Mexique, ses joueurs ont leurs visas, 14 officiels n’en ont pas, et c’est la deuxième fois en six mois qu’un conflit de visa affecte la participation iranienne au Mondial 2026.

Foire aux questions

Que s’est-il passé exactement avec les visas iraniens ? Selon l’AP via The Hill et confirmé par ABC News : tous les joueurs iraniens ont reçu leurs visas américains. Quatorze membres du staff/officiels — y compris le secrétaire général de la Fédération Hedayat Mombeini et le vice-président Mehdi Mohammad Nabi — n’ont pas reçu de visa avant les matchs de phase de poules à Los Angeles et Seattle.

Pourquoi les États-Unis ont refusé ces visas ? Selon un troisième officiel américain anonyme cité par l’AP, certains candidats ont été refusés pour avoir demandé leur visa « sous de faux prétextes ». La portée précise n’a pas été spécifiée publiquement.

Quel est le décret de Trump dont il est question ? En juin 2025, le président Donald Trump a signé un ordre exécutif établissant des restrictions de voyage pour les citoyens de 12 pays, l’Iran et Haïti inclus. L’ordre comprenait une exception explicite pour les athlètes et le staff de soutien voyageant pour des événements sportifs majeurs.

Qu’a dit Marco Rubio ? Lors d’une audience devant un sous-comité de la Chambre mardi 2 juin, le Secrétaire d’État Rubio a déclaré : « Nous n’avons pas de problème avec les athlètes, ou leur staff de soutien. » Il a ajouté que la délégation iranienne serait surveillée pour tout lien avec le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique.

Que dit la Fédération iranienne ? La Fédération iranienne de football a qualifié les refus de « comportement vindicatif ». Elle a formellement informé la FIFA et urgé une intervention.

Comment l’Iran va opérer sans ses dirigeants ? Les joueurs, entraîneurs, préparateurs physiques et le sélectionneur Amir Ghalenoei ont tous leurs visas. La performance sportive ne sera pas directement entravée. Les fonctions administratives et politiques de la Fédération seront restreintes pendant les matchs aux États-Unis, avec les responsables fédéraux opérant à distance depuis Tijuana ou Mexico.

Pourquoi l’Iran s’entraîne-t-il à Tijuana ? L’Iran a déplacé son camp de base de Tucson, Arizona à Tijuana, Mexique, plus tôt cette année. Les raisons rapportées incluent les préoccupations de visa et le traitement administratif. Cette anticipation a été en quelque sorte validée par la crise actuelle.

Y a-t-il déjà eu d’autres crises de visa pré-Mondial 2026 ? Oui. L’Afrique du Sud a été retardée 24 heures pour des problèmes de visas mexicains le 31 mai 2026. Le ministre sud-africain des Sports Gayton McKenzie avait qualifié l’incident d’« embarrassant et grossièrement injuste ». La situation a été résolue dans les 48 heures.

L’Iran avait-il déjà boycotté un événement du Mondial pour des questions de visa ? Oui. Le 5 décembre 2025, l’Iran a boycotté le tirage final du Mondial 2026 à Washington, D.C., parce que seulement 4 membres de sa délégation prévue avaient reçu des visas. Le président de la Fédération Mehdi Taj avait été refusé pour le tirage.

Quels sont les matchs de l’Iran au Mondial 2026 ? L’Iran joue trois matchs de phase de poules aux États-Unis (per AP/ESPN). Los Angeles et Seattle sont confirmées comme deux des villes hôtes. La troisième ville hôte américaine n’a pas été directement spécifiée dans les sources actuelles.

La FIFA va-t-elle intervenir ? La FIFA n’a pas publié de déclaration officielle sur les refus de visa iraniens à la date du 6 juin. La Fédération iranienne a urgé une intervention. La situation reste fluide.


Sources (ESPN, Associated Press via The Hill, ABC News, AOL/CNN/Reuters reprises, Gulf News, FOX News, Goal.com, Tasnim via reportage AP) sont liées en ligne dans les sections correspondantes ci-dessus. Lorsque l’information est de source unique ou incertaine, cet article le dit.



À propos de l’auteur : Pierre Lefèvre est journaliste football au Le But, spécialisé dans les sélections européennes, la Coupe d’Afrique des Nations et les portraits politiques-football. Lefèvre a couvert le Mondial 2002 et tous les Mondiaux suivants. Contact : pierre.lefevre@lebut.fr · LinkedIn : /in/pierrelefevre-lebut · X : @PierreLeBut

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