[Histoire de la Coupe du Monde] Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud : Vuvuzelas, Tiki-Taka et cet été africain
Le 11 juin 2010, au Soccer City Stadium, près de Soweto, le gardien sud-africain Kasuma et des dizaines de milliers de supporters n'entendaient qu'un seul son : ni un coup de sifflet, ni des acclamations, mais le bourdonnement continu et incessant de la vuvuzela. C'était la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA que celle-ci se déroulait sur le continent africain.
Le 11 juin 2010, au Soccer City Stadium, près de Soweto, le gardien sud-africain Kasuma et des dizaines de milliers de supporters n’entendaient qu’un seul son : ni un coup de sifflet, ni des acclamations, mais le bourdonnement continu et incessant de la vuvuzela.
C’était la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde de la FIFA que celle-ci se déroulait sur le continent africain. Seize ans plus tard, le 11 juin 2026, l’Azteca de Mexico accueillera le match d’ouverture, et l’héritage de cette Coupe du Monde en Afrique du Sud – et notamment les nombreux détails de cet été-là – mérite d’être revisité.
I. Le Champion : Le premier titre de l’Espagne, le couronnement du « Tiki-Taka »
11 juillet 2010, Soccer City Stadium, Johannesburg, Espagne 1-0 Pays-Bas, Andrés Iniesta marque le but de la victoire à la 116e minute des prolongations, offrant à l’Espagne son premier titre de champion du monde.
Selon des sources fiables comme Wikipédia et Sofascore :
-
L’Espagne est ainsi devenue la première équipe depuis l’Allemagne de l’Ouest en 1974 à remporter la Coupe du monde en tant que championne d’Europe (Euro 2008) ;
-
Elle est également la première équipe à remporter le titre après avoir perdu son premier match de poule (défaite contre la Suisse en quarts de finale) ;
-
L’Espagne n’a encaissé aucun but en phase finale, devenant ainsi la première équipe championne à réaliser cet exploit.
Ils n’ont marqué que 8 buts durant tout le tournoi, soit le plus faible total pour un champion depuis l’adoption du format à 64 matchs.
Cette équipe du « Tiki-Taka », restée dans les mémoires des fans du monde entier, comptait dans ses rangs des joueurs comme Xavi, Iniesta, Villa, Puyol, Ramos, Casillas et Sergio Busquets. Ce football de possession, pratiqué à une époque révolue, a été maintes fois étudié et imité.
II. Pays hôte : Afrique du Sud : Du « but de Tshabalala » à l’élimination en phase de groupes
Pour l’Afrique du Sud, les montagnes russes émotionnelles de cette Coupe du Monde ont commencé dès le match d’ouverture, avant de s’effondrer après le troisième match de la phase de groupes.
Le 11 juin, face au Mexique, le milieu de terrain sud-africain Siphiwe Tshabalala marqua à la 55e minute de la seconde période d’une frappe enroulée du pied gauche, incitant le commentateur britannique Peter Drury à s’exclamer : « Un but pour toute l’Afrique ! » Le match se solda par un match nul 1-1.
Cependant, l’Afrique du Sud fut ensuite battue 0-3 par l’Uruguay en phase de groupes. Malgré une victoire 2-1 contre la France lors du dernier tour, elle fut éliminée en phase de groupes en raison d’une différence de buts insuffisante, devenant ainsi la première équipe hôte de l’histoire de la Coupe du Monde à être éliminée en phase de groupes.
III. La vuvuzela : La bande-son de la Coupe du Monde
S’il fallait un son pour représenter la Coupe du Monde 2010, ce serait sans aucun doute la vuvuzela.
Ce long cor en plastique, d’environ un mètre de long, était à l’origine un instrument traditionnel des supporters de football sud-africains. Lors de la Coupe du Monde 2010, des milliers de vuvuzelas ont retenti sans interruption dans les stades, créant un bourdonnement ambiant et omniprésent, semblable à un essaim d’abeilles.
Selon les reportages de chaînes comme la BBC et ESPN à l’époque :
-
Plusieurs chaînes de télévision internationales ont ajusté le son des stades pour réduire le bruit ambiant des vuvuzelas ;
-
Certains joueurs et entraîneurs se sont plaints publiquement que les vuvuzelas perturbaient la communication sur le terrain ;
-
La FIFA a envisagé de les interdire, mais a finalement renoncé à le faire, considérant cela comme faisant partie de la culture locale ;
-
Après la Coupe du Monde, plusieurs grands championnats européens, dont la Premier League anglaise, ont interdit aux supporters d’apporter des vuvuzelas dans les stades ;
-
Depuis 2010, on n’a plus vu de vuvuzelas d’une telle ampleur lors des Coupes du Monde – un souvenir sonore unique de cet été sud-africain.

IV. « Waka Waka » : Un hymne toujours chanté aujourd’hui
L’hymne officiel de la Coupe du Monde 2010, « Waka Waka (This Time for Africa) », était interprété par la chanteuse colombienne Shakira et produit en collaboration avec le groupe sud-africain Freshlyground.
Ce titre a dominé les classements musicaux dans de nombreux pays et est devenu l’un des hymnes officiels de Coupe du Monde les plus reconnaissables au monde. Le jour de la finale, Shakira s’est produite en direct au Soccer City Stadium, et l’ancien président sud-africain Nelson Mandela a fait une brève apparition en voiture sur le terrain pour saluer le public international.
Quinze ans plus tard, l’album officiel de la Coupe du Monde 2026 a commencé sa sortie progressive, mais le titre original « Waka Waka » est encore fréquemment cité par les médias comme le modèle par excellence des hymnes de Coupe du Monde.
V. Moments Classiques à Retenir
La Controverse du Ballon Jabulani : Le ballon officiel de la Coupe du Monde 2010, fabriqué par Adidas, s’appelait « Jabulani » (qui signifie « apporter la joie à tous » en zoulou). Cependant, sa trajectoire a été publiquement critiquée par plusieurs gardiens et attaquants de haut niveau, jugée « imprévisible et presque incontrôlable », ce qui a rendu les coups francs et les buts sur longues passes exceptionnellement rares lors de cette Coupe du Monde.
La Main de Luis Suarez : Lors du quart de finale entre le Ghana et l’Uruguay, dans la dernière seconde des prolongations, Luis Suarez a utilisé sa main pour bloquer une tête qui semblait promise au Ghana, ce qui lui a valu un carton rouge direct. L’attaquant ghanéen Gyan a ensuite manqué le penalty décisif. Le Ghana aurait pu devenir la première équipe africaine de l’histoire de la Coupe du Monde à atteindre les demi-finales, mais n’est finalement pas parvenu à se qualifier pour les demi-finales. Ce moment reste l’un des plus controversés de l’histoire de la Coupe du Monde.
Le Soulier d’Or de Thomas Müller : Le milieu de terrain allemand Thomas Müller a remporté le Soulier d’Or avec 5 buts et 3 passes décisives, une ascension fulgurante qui a propulsé le jeune homme de 20 ans sur le devant de la scène du football mondial.
L’élément déclencheur de la technologie sur la ligne de but : Lors du huitième de finale opposant l’Allemagne à l’Angleterre, le tir de Frank Lampard a clairement franchi la ligne de but, mais le but n’a pas été validé. Cette décision controversée a directement conduit la FIFA à mettre pleinement en œuvre la technologie sur la ligne de but dans les années suivantes, pour finalement la lancer lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil.
VI. Nombre total de buts : 145 - Un record à la baisse
Selon Wikipédia et les statistiques officielles de la FIFA, la Coupe du Monde 2010 n’a comptabilisé que 145 buts au total, soit le plus faible total depuis l’introduction du format à 64 matchs. La moyenne de 2,27 buts par match était nettement inférieure à celle des éditions précédentes. Ce succès s’explique en partie par la maîtrise du ballon de Jabulani, la popularité des tactiques défensives denses et les contre-performances de certaines équipes favorites (la France et l’Italie furent éliminées dès la phase de groupes, et l’Angleterre en huitièmes de finale).
Müller, meilleur buteur de l’histoire, et trois autres joueurs à égalité en tête du classement des buteurs (l’Espagnol Villa, le Néerlandais Sneijder et l’Uruguayen Forlán) n’ont inscrit que 5 buts chacun – le plus faible écart entre les meilleurs buteurs de l’histoire moderne de la Coupe du Monde.
VII. Héritage : Un parcours imparfait mais irremplaçable
Au cours des 15 années suivantes, l’héritage de la Coupe du Monde 2010 a fait l’objet de nombreux débats.
D’un point de vue purement footballistique, l’Espagne a inauguré l’âge d’or du football de possession, le Tiki-Taka dominant les tendances tactiques pendant des années. D’un point de vue culturel, cet événement mondial, initialement jugé par certains comme « inadapté à l’Afrique du Sud », a finalement obtenu la reconnaissance officielle de la FIFA au niveau organisationnel. Sports Illustrated et d’autres médias ont reconnu, dans leurs analyses ultérieures, que de nombreux stades sud-africains sont tombés en désuétude et ont rencontré des difficultés d’entretien après le tournoi. Cependant, la valeur émotionnelle de cet été-là – la toute première victoire de l’Afrique en Coupe du Monde masculine – reste indélébile.
Lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde 2026, l’Afrique du Sud sera de nouveau présente sur la scène internationale, affrontant la même équipe du Mexique qu’il y a seize ans. Deux équipes, deux Coupes du Monde, deux continents.
Ainsi, entre le coup d’envoi et le second coup de sifflet, les souvenirs du football se réécrivent sans cesse.
Sources d’information : article Wikipédia « Coupe du Monde de la FIFA 2010 » (incluant le score final, les statistiques tactiques, le nombre de buts et le détail des récompenses), rétrospective « We Were the Champions » de Sofascore sur la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, série rétrospective « A Decade Later: 2010 World Cup » de Sports Illustrated (2020), compilation vidéo culturelle du Daily Sun (2010) et commentaire culturel « Vuvuzela Effect » de WorldCupPro.
![[Billets et Voyages] Guide complet de la « Vente de dernière minute » : Achat de billets officiels FIFA + Guide pour éviter les plateformes de revente officielles](/images/news/2026-last-minute-ticket-resale.webp)
![[Billets et Voyages] J-52 avant le coup d'envoi : Pourquoi le FIFA PASS est-il considéré comme un « accès prioritaire aux visas » pour les supporters détenteurs de billets ?](/images/news/fifa-fan-pass-visa-guide.webp)
![[Focus sur l'équipe] Mexique, triple pays hôte : Les enjeux de son match d'ouverture du Groupe A contre l'Afrique du Sud](/images/news/mexico-host-group-a.webp)
![[Focus sur l'équipe] Messi, 38 ans, et l'incertitude du « dernier tango » : La route de l'Argentine vers la conservation du titre, le capitaine toujours hésitant](/images/news/messi-last-world-cup.webp)