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RDC : 21 jours d'isolement avant le Mondial à cause d'Ebola

RDC : 21 jours d'isolement avant le Mondial à cause d'Ebola

La RDC doit maintenir une bulle de 21 jours en Belgique avant d'entrer aux USA pour le Mondial 2026. Giuliani a confirmé l'exigence liée au foyer Ebola.

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TL;DR: **À cause d'une épidémie d'Ebola dans le pays, l'équipe de RDC doit s'isoler vingt et un jours avant d'entrer aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026.** Points essentiels : (1) **Andrew Giuliani, directeur exécutif de la task force de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde, a confirmé l'exigence** : les Léopards doivent maintenir une bulle en Belgique, où ils s'entraînent, ou risquer un refus d'entrée ; (2) Il s'agit de la souche rare **Bundibugyo**, sans vaccin ni traitement homologué ; (3) **L'OMS a déclaré l'épidémie urgence de santé publique de portée internationale** ; (4) La RDC, qui dispute sa **deuxième Coupe du monde seulement** (la première en 1974, sous le nom de Zaïre), **affirme ne pas vouloir changer sa préparation** ; (5) La RDC a déplacé son camp d'entraînement de Kinshasa vers la Belgique ; (6) Elle débute dans le **groupe K contre le Portugal le 17 juin à Houston**, puis affronte la Colombie et l'Ouzbékistan.

La version courte

À cause d’une épidémie d’Ebola dans le pays, l’équipe de RDC doit s’isoler vingt et un jours avant d’entrer aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026. Points essentiels : (1) Andrew Giuliani, directeur exécutif de la task force de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde, a confirmé l’exigence : les Léopards doivent maintenir une bulle en Belgique, où ils s’entraînent, ou risquer un refus d’entrée ; (2) Il s’agit de la souche rare Bundibugyo, sans vaccin ni traitement homologué ; (3) L’OMS a déclaré l’épidémie urgence de santé publique de portée internationale ; (4) La RDC, qui dispute sa deuxième Coupe du monde seulement (la première en 1974, sous le nom de Zaïre), affirme ne pas vouloir changer sa préparation ; (5) La RDC a déplacé son camp d’entraînement de Kinshasa vers la Belgique ; (6) Elle débute dans le groupe K contre le Portugal le 17 juin à Houston, puis affronte la Colombie et l’Ouzbékistan.


Le dernier obstacle

L’annonce est venue de Washington. Andrew Giuliani, directeur exécutif de la task force de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde, a déclaré que l’équipe congolaise devait s’isoler vingt et un jours, sous peine de se voir refuser l’entrée aux États-Unis. « Nous avons été très clairs avec le Congo : ils doivent maintenir l’intégrité de leur bulle pendant 21 jours avant de pouvoir venir à Houston le 11 juin », a-t-il dit à ESPN.

La consigne est précise. La délégation congolaise doit rester en bulle là où elle s’entraîne actuellement, en Belgique. Tout contact extérieur non maîtrisé, toute personne symptomatique dans l’entourage, pourrait, selon Giuliani, compromettre la capacité de toute l’équipe à venir disputer le tournoi.

C’est une situation sans précédent récent : une sélection qualifiée sportivement, mais dont la participation dépend d’un protocole sanitaire avant même le premier match.

Ce que l’on sait de l’épidémie

Il faut rester factuel. La RDC a confirmé une épidémie causée par la souche Bundibugyo, une forme rare d’Ebola pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement homologué. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie urgence de santé publique de portée internationale. L’OMS a relevé à « très élevé » le risque que la souche se transforme en épidémie nationale en RDC.

Les autorités sanitaires américaines ont pris des mesures larges. Les CDC ont annoncé cette semaine que les États-Unis interdiraient l’entrée à tout ressortissant étranger ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des trois dernières semaines. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’exigence faite à l’équipe : non pas une mesure visant le football, mais l’application d’un protocole de santé publique à une délégation venant d’un pays touché.

La réponse congolaise : ne rien changer

Face à cet avertissement, la fédération congolaise a choisi la fermeté tranquille. La RDC n’a aucun projet de modifier sa préparation pour la Coupe du monde 2026, malgré l’avertissement américain, a indiqué un responsable de l’équipe.

Ce n’est pas de la bravade. L’équipe avait déjà anticipé une partie du problème : la RDC a annulé son camp d’entraînement dans la capitale, Kinshasa, et s’est relocalisée en Belgique, où elle prépare le tournoi et a un match amical prévu. La bulle exigée par Washington, d’une certaine manière, l’équipe la construit déjà.

Derrière la sérénité affichée, l’enjeu est immense. Pour une nation qui a attendu un demi-siècle, l’idée qu’un protocole sanitaire puisse priver l’équipe de son tournoi est difficilement acceptable. La meilleure réponse, a estimé la fédération, est de respecter scrupuleusement les consignes — et de continuer à travailler.

Cinquante-deux ans, et un dernier kilomètre

Pour mesurer ce qui est en jeu, il faut se souvenir du chemin. La RDC ne s’est qualifiée pour la Coupe du monde que pour la deuxième fois de son histoire, la première remontant à 1974, lorsque le pays s’appelait le Zaïre. Cinquante-deux ans entre deux participations : c’est l’histoire d’une génération entière qui n’a jamais vu son pays sur la plus grande scène du football.

Et maintenant, à quelques semaines du but, le dernier kilomètre est le plus étrange de tous. Non pas un barrage, non pas un tirage défavorable, mais un protocole de santé. L’équipe doit prouver, par vingt et un jours de discipline, qu’elle peut entrer aux États-Unis.

Ce qui attend les Léopards

Si la bulle tient, le football reprendra ses droits, et le tirage n’a pas été tendre. La RDC débute dans le groupe K contre le Portugal le 17 juin à Houston, avant d’affronter la Colombie le 23 juin à Guadalajara, au Mexique, et l’Ouzbékistan le 27 juin à Atlanta.

Ouvrir contre le Portugal de Cristiano Ronaldo — qui disputera là sa sixième Coupe du monde, un record — donne la mesure du défi sportif. Mais avant même de penser à Ronaldo, les Léopards ont un adversaire plus immédiat et plus inhabituel : le calendrier d’un isolement, et l’obligation de rester sains et groupés.

Cinquante-deux ans d’attente, vingt et un jours d’isolement. Pour la RDC, la Coupe du monde a commencé bien avant le premier coup de sifflet — dans une bulle, en Belgique, loin des projecteurs.

FAQ

Pourquoi l’équipe de RDC doit-elle s’isoler avant la Coupe du monde 2026 ? À cause d’une épidémie d’Ebola dans le pays. Les autorités américaines exigent que la délégation maintienne une bulle sanitaire pendant 21 jours en Belgique avant d’entrer aux États-Unis, sous peine de refus d’entrée.

Qui a annoncé cette exigence ? Andrew Giuliani, directeur exécutif de la task force de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde, l’a confirmée à ESPN. Les États-Unis l’ont communiquée à la FIFA, à l’équipe congolaise et au gouvernement de Kinshasa.

De quelle souche d’Ebola s’agit-il ? La souche Bundibugyo, une forme rare pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement homologué. L’OMS a déclaré l’épidémie urgence de santé publique de portée internationale.

La RDC va-t-elle changer sa préparation ? Selon un responsable de l’équipe, non. La RDC ne prévoit pas de modifier sa préparation et avait déjà déplacé son camp de Kinshasa vers la Belgique.

Est-ce la première Coupe du monde de la RDC ? Non, la deuxième. La première remonte à 1974, lorsque le pays s’appelait le Zaïre — soit cinquante-deux ans d’écart.

Dans quel groupe est la RDC à la Coupe du monde 2026 ? Dans le groupe K, avec le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan. La RDC débute contre le Portugal le 17 juin à Houston.

L’équipe pourra-t-elle finalement jouer ? Selon les autorités américaines, oui — à condition de respecter l’isolement de 21 jours. La FIFA indique travailler avec les gouvernements hôtes, les agences sanitaires et l’OMS pour assurer un tournoi sûr.




À propos de l’auteur : Pierre Lefèvre est chroniqueur football au Le But, magazine de culture football fondé à Lyon en 2017. Lefèvre couvre le football international depuis 2015, avec un goût pour les portraits et les longs récits. Contact : pierre.lefevre@lebut.fr · Twitter : @PierreLefevreLB · Page : lebut.fr/chroniqueurs/pierre-lefevre

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